La lune influence-t-elle la pêche ? Ce que disent les études
Les tables solunaires promettent les meilleures heures de pêche d'après la position du soleil et de la lune. Elles sont populaires, mais quand on les confronte aux prises réelles, elles ne prédisent rien de mesurable.
Ce qu'a mesuré l'étude de 2023
En 2023, Calvin Quigley et ses collègues ont comparé les prises d'une pêcherie de truites nord-américaine, mesurées en prises par heure de pêche, avec les prévisions de plusieurs services de tables solunaires, la phase de la lune, son éclairement, le vent et la température de l'air.
Résultat : les tables solunaires concordaient entre elles et avec la phase de la lune, mais aucune n'était liée aux prises. Ni la phase de la lune, ni son éclairement non plus. La température de l'air, elle, était liée aux prises, et les prédisait mieux que n'importe quelle table solunaire.
Pourquoi Salmik ne compte pas la lune
Le score de Salmik repose sur ce qui a un effet mesurable sur l'activité du poisson : la température de l'eau (60 %), la tendance du débit en rivière ou le vent sur un lac (25 %), et l'heure de la journée (15 %). Ajouter la lune donnerait une impression de précision sans rien améliorer. Chaque score dit pourquoi il est haut ou bas, en clair.
Et la nuit ?
La lune peut compter pour la pêche de nuit, par l'éclairage : certains carnassiers chassent mieux par nuit claire, d'autres par nuit noire. C'est l'éclairage qui joue, pas la position de la lune. Salmik pourra tester cet effet pour le brochet quand les retours « prise / rien » seront assez nombreux, sans l'ajouter au score tant qu'il n'est pas démontré.
Lire aussi : la température de l'eau, espèce par espèce.
Sources
- Quigley C. N., Gonzalez Murcia J. D., Kauwe J. S. K. (2023). Popular solunar tables fail to predict fishing success in North American recreational freshwater trout fisheries. SN Applied Sciences 5(6). doi:10.1007/s42452-023-05379-8